Mon parcours a été douloureux mais j’ai tellement appris de ce chemin de résilience. J’ai réussi à surmonter les mémoires karmiques et transgénérationnelles venant de ma famille adoptive et d’origine. J’ai appris à accueillir mes peurs, mes doutes, ma honte de soi, ma faible estime de soi…et à les transmuter.

Une enfance violente, une adolescence dépressive

J’ai été adoptée à l’âge de quatre ans par une famille monoparentale. Je suis originaire du sud du Vietnam, dans le delta du Mékong. C’était la guerre. J’étais dans un orphelinat tenue par des sœurs catholiques, les sœurs de la Providence. Le 12 juin 1972, je suis partie en France avec un petit garçon venant du même orphelinat que moi. En 2004, j’ai été sur les traces de mes origines vietnamiennes et j’ai retrouvé mon père d’origine et toute ma famille.

 

A cette occasion, un reportage a été réalisé sur ma fabuleuse expérience.

J’ai vécu la violence jusqu’à mon adolescence puis j’ai vécu une période dépressive. J’ai rencontré par la suite des partenaires violents et dominateurs.

 

 

De profondes blessures d’enfance, une faible estime de moi-même

Au fur et à mesure de mes réflexions, j’ai pris conscience que j’avais de profondes blessures de mon enfance. J’avais le syndrome de « l’imposteur  », je ne me sentais pas légitime dans un groupe. J’avais une estime de moi-même très faible. Je pensais que je n’avais jamais droit à l’erreur. Donc je ne pouvais pas me pardonner.

Je ne voulais plus souffrir, répéter sans cesse des choix qui m’amenaient à souffrir davantage.

J’ai compris alors mon  besoin impérieux de guérir toutes les blessures émotionnelles de l’âme de mon enfant intérieur et d’arrêter de me laisser maltraiter, d’accueillir toutes mes peursmes fausses-culpabilitésmes colères rentrées. Je ne voulais plus être victime mais être Sujet de ma vie. Je devais me déprogrammer de tous les conditionnements que j’avais reçus depuis ma plus tendre enfance. J’allais enfin apprendre à aimer cette petite fille maltraitée, puis l’ado suicidaire et enfin la femme abusée…pour devenir UN avec l’ensemble de mon identité, de ma personne.

Je voulais expérimenter l’état de conscience d’être LIBRE et HEUREUSE.

Je pouvais donc reprendre le pouvoir sur ma vie et retrouver mon libre-arbitre. Être le capitaine de mon âme et maître de mon destin !

Aujourd’hui, je continue de mettre en pratique l’humilité, la patience, le non-jugement et la bienveillance envers moi-même quotidiennement.

Je suis une personne résiliente et fière de l’être !